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HISTOIRE
Époque de 1883 à 1955
1883
- 1945
La période de la domination française s’ouvrit en 1858.
Petit à petit, les agresseurs occupèrent différentes provinces
du Sud-Vietnam, avant d’attaquer à deux reprises la citadelle de
Hanoi. Le 12 mars 1883, à la tête de la seconde opération au
Nord-Vietnam, Henrivière, navigateur français, mena deux bateaux
de guerre à la baie d’Halong. Après s’être ancré sur la côte de
Cửa Lục, ses troupes prirent possession de Bãi Cháy. Ce fut les
débuts de l’occupation française dans la région de Quảng Ninh.
Le 8 juin 1945,
après la fondation de la base de résistance Ðông Triều
Trần Hưng Ðạo, plusieurs bases révolutionnaires
fondèrent aussi. Et après que le pouvoir à Quảng Yên,
Quảng Ninh fut conquis, les troupes guérillas de Ðông Triều
prirent le nom de Troupes armées pour la Libération; elles
étendirent leur présence à Haiphong, Kiến An, Hải Dương,
Hòn Gai, Cẩm Phả, Tiên Yên, Ðầm Hà et Móng Cái.
Quảng Ninh sous la domination
Les
réserves de charbon de la province attirèrent bien vite
l’attention des Français. Après que la cour des Nguyễn
signèrent des traités de capitulation (le traité de Harmand
du 25-8-1883) et de reconnaissance du droit de protection (le
traité de Paternotre du 6-6-1884), ces derniers commencèrent
graduellement à prendre possession de cette ressource. Le 26
août 1888, à Huế, les représentants de la cour des Nguyễn
concédèrent aux Français la région minière de Hòn Gai pour
une période de 100 ans. En 1888, le Gouverneur Général de
l’Indochine signa un décret qui concédait l’île de Cái Bầu
à Jean Dupuis, un marchand français. En 1890, la cour de Huế
fit de plus importantes concessions en vendant la région
minière de Ðông Triều. D’autres terres furent
graduellement concédées par diverses décisions faites par le
Gouverneur Général Français.
Depuis
1888, différentes compagnies minières françaises furent
fondées. La plus importante était la société française des
mines de charbon au Tonkin (S.F.C.T), qui avait le monopole de
l’exploitation dans la vaste région de Hòn Gai - Cẩm Phả.
Les
colonialistes et les propriétaires de mine recrutèrent des
milliers de travailleurs vietnamiens dans le delta du Tonkin et
la région Thanh - Nghệ - Tĩnh. Même si les Français
fournirent du nouvel équipement de travail et de transport pour
l’exploitation minière, l’extraction, le pelletage et le
transport du charbon demeurait un travail manuel exténuant. Le
travail au fond de la mine était très misérable. Les
propriétaires de mine brutalisèrent les mineurs et coupèrent
leurs salaires. Les mineurs furent victimes de plusieurs
malheurs, comme des effondrements de mines et des maladies.
Pendant plus de 67 ans, les propriétaires exploitèrent plus de
30 millions de tonnes de charbon vietnamien.
En
1928, l’Association des Jeunes Révolutionnaires du Vietnam,
prédécesseur du Parti Communiste, confia à plusieurs de ses
membres la mission de promouvoir et faire de la propagande les
mouvements révolutionnaires à la région minière. À partir
de ce moment, plusieurs grèves furent organisées.
Le
17 juin 1929, le Parti Communiste de l’Indochine fut fondé
dans le Nord. Parmi les activités des branches du parti, la
plus importante fut la commémoration de la révolution
d’octobre en Russie, en 1917. Le 7 novembre 1929, les drapeaux
avec les images de marteau, des faucilles
flottaient sur le portique 1 du prot Cửa Ông, au
milieu de la rue Cẩm Phả, Cửa Ông, Mạo Khê, Uông
Bí...
Le
3 février 1930, le Parti Communiste du Vietnam fut fondé. À
la fin du mois, la première branche du parti s’était formée
dans la mine Mạo Khê. Un journal nommé Charbon
était publié par cette branche, dont le nombre de membres
ne cessa d’augmenter.
Parallèlement
au développement du Parti Communiste, un nombre important
d’organisations populaires se forma, la première étant le
syndicat rouge. Les manifestations se multiplièrent; la plus
importante fut la commémoration de la journée internationale
du travail, célébrée pour la première fois au Vietnam. Le 1er
mai 1930, le drapeau avec les images de marteau, des faucilles
flottant sur la montagne du Poème épouvantait des
propriétaires de mine.
Au
début de l’année 1931, le mouvement subit des représailles
de la part des Français; plusieurs membres du parti et des
civils fut arrêtés et emprisonnés et le mouvement a connu une
accalmie. Durant la période du Front Populaire, une nouvelle
explosion de violence s’étendit de 1936 à 1939. Au milieu de
1939, plusieurs membres du parti relâchés retournèrent
travailler dans les mines pour diriger le mouvement. Le 13
novembre 1936, une grève générale s’étendit de Cẩm Phả
à Hòn Gai, ce qui eut un impact sur toutes les mines et
industries de la province. Plus de 30 000 mineurs y
participèrent, revendiquant de plus hauts salaires, une
réduction des heures de travail et de meilleures conditions de
travail. Après 10 jours de grève acharnée, les propriétaires
répondirent favorablement aux revendications des grévistes.
En
septembre 1939, la deuxième guerre mondiale éclata. Au mois de
septembre 1940, les Japonais attaquèrent l’Indochine. La
production minière diminua à mesure que le conflit
s’intensifiait. À la fin de 1940, quelques branches du parti
à Quảng Yên et Uông Bí se reformèrent. La stratégie
révolutionnaire s’éteignit avec la fondation du front Việt
Minh (ligue d’indépendance du Vietnam). Les organisations
Việt Minh s’établirent à Quảng Yên, Uông Bí,
Ðông Triều, Móng Cái et Hòn Gai. Au milieu de 1945, dans
la région Ðông Triều, les mineurs de Mạo Khê s’unirent
pour organiser des guérillas.
À
Móng Cái, le groupe de “troupes alliées combattant les
Japonais”, s’allia au Việt Quốc (Parti National
du Vietnam) et Việt Cách (Association Révolutionnaire
du Vietnam). L’association Việt Minh de Móng Cái
organisa une manifestation pour encourager la révolution et
plus tard, établir des camps d’entraînement sur l’île Vĩnh
Thực.
Le 8 juin 1945, les guérillas de Ðông Triều fondèrent la base
révolutionnaire Ðông Triều Trần Hưng Ðạo et prirent
d’assaut les quatre postes japonais de Chí Linh, Ðông Triều
, Mạo Khê et Tràng Bạch. Peu de temps après, les troupes
guérillas marchèrent sur Uông Bí et attaquèrent d’autres
forts japonais. Le
20 juillet 1945, ils occupaient la capitale provinciale de Quảng
Yên.
1946
- 1955
De
Cô Tô à Vạn Hoa, les troupes françaises marchèrent sur
Tiên Yên et ensuite sur Hòn Gai, Cửa Ông et Cẩm Phả
en 1946. Le jeune pouvoir retarda son face-à-face avec les
Français, observant ainsi les ententes signées par le
président Hồ Chí Minh. Par contre, les Français ne
cessèrent d’y déroger et, en juillet 1946, ils
perpétrèrent un massacre à Hòn Gai. Ce fut le début de la
résistance nationale.
Hòn Gai se dépêcha
d’organiser des forces de combat, tandis que la compagnie
secrète des mineurs Hồ Chí Minh fut fondée. Le 24 décembre
1946, elle s’infiltra dans une rencontre d’officiers à Hà
Lầm, amorçant la longue résistance qui se répandit sur neuf
ans à
Quảng Ninh.
Durant neuf ans, le front de Quảng Ninh fut violent. La province était
remplie de postes français et les troupes de guérillas
commencèrent de nombreuses batailles. Après la campagne de Ðiện
Biên Phủ et la signature de l’accord de Genève, la zone
centrale de Quang Ninh fut désignée comme le point de
ralliement des troupes françaises pour une période de 100 à
300 jours. Le 24 avril 1955, le dernier soldat français quitta
Bãi Cháy. Quảng Ninh fut parfaitement libérée.
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