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HISTOIRE
Domination chinoise
Après
le règne de An Dương Vương et l’époque de l’État Âu
Lạc,
le Vietnam a subi la domination chinoise pendant dix siècles.
Il fut divisé en régions et districts.
Le territoire de Quảng Ninh
porta différents noms au cours des 1 000 dernières années: An
Ðịnh, Hoàng, Lục, Ninh Hải, Ngọc Sơn et Triều Dương... Cette
terre riche était à l’époque la porte d’entrée maritime
au pays. Sous la domination féodale du Nord, les Vietnamiens
devaient plonger dans la mer à la recherche de perles et
chasser les bêtes de la forêt pour payer les dirigeants
chinois. La région était aussi un point de commerce important
entre le Vietnam et la Chine. Dans les régions côtières,
surtout à Vạn Ninh et au port Vân Hải (Minh Châu, Quan Lạn
aujourd’hui), le commerce était particulièrement animé.
Bien entendu, les commerçants chinois ramassaient la plus
importante part du butin.
Même si les
Vietnamiens travaillèrent fort pour les Chinois, ils ne
cessèrent de lutter contre leur contrôle et l’assimilation; les
Vietnamiens tenaient à leur langue, leurs coutumes et leurs
traditions.
Les
héros typiques du Vietnam
Vers les années 30 du
Ier siècle, sous le règne brutal de l’éparque
Tô Ðịnh, un homme de Ðông Triều nommé Chu Sĩ organisa une
rébellion dans son village. Plusieurs autres villages encouragèrent
la rébellion en envoyant armes et nourriture. Les volontaires
se battirent héroïquement et tuèrent plusieurs ennemis, mais
l’armée de Tô Ðịnh était trop nombreuse. Chu Sĩ se battit
de toutes ses forces et, près de la défaite, il décida de se
jeter dans la rivière. Il fut nommé à titre posthume de Grand
Prince Chu Sĩ par le roi Trần Dụ Tông.
Suivant cet exemple,
en l’an 40, une dame nommée Lê Chân, fille de Lê Ðạo, originaire
du village de Ven (ou An Biên), incapable d’endurer plus
longtemps l’oppression des dirigeants de Ðông Hán, rassembla des
jeunes hommes et femmes de la région pour une rébellion. Jour
après jour, alors que Lê Chân établissait sa base dans
l’estuaire Cửa Cấm et commençait à combattre l’ennemi, les
volontaires arrivèrent. Au même moment, à Mê Linh, les Deux
Sœurs Trung débutèrent leur insurrection et Lê Chân les
rejoignit pour une lutte commune. Les Deux Sœurs Trung furent
victorieuses et Lê Chân fut nommée “grand officier des forces
militaires internes”. En l’en 43, Mã Viện envoya une armée de la
Chine pour supprimer la révolution. Lê Chân se retira à la
montagne Kim Bảng (province de Hà Nam) pour mettre en place une
base de résistance et fut tuée à cet endroit. Après la guerre,
ses soldats fondèrent un camp près de la rivière Cầm, qu’il
nommèrent la ferme An Biên. Ce fut le premier nom de ce qui
allait un jour devenir le port de Haiphong. Le temple dédié à Lê
Chân est témoin chaque année de célébrations dédiées à la jeune
femme.
Une autre dirigeante
féminine succéda à Lê Chân. C’est Thánh Thiện, native
de Ðông Triều, conduisit des attaques victorieuses contre
l’armée de Mã Viện, faisait ainsi obstacle aux opérations
de l’ennemi. Elle perdit la vie lors d’une violente bataille
près de la rivière Cầm. La pagode Cầm (dans la commune de Xuân
Sơn, district de Ðông Triều) lui est dédiée.
Joignant aussi les
rangs de l’insurrection des sœurs Trung, une dame nommée Vĩnh Huy, native de Yên
Tử, répondit à la demande de Deux Sœurs
Trung et recruta 1 000 femmes à qui elle enseigna les arts
martiaux pour les conduire ensuite jusqu’au combat. Elle se
battit courageusement et perdit la vie lors d’un affrontement.
Un temple situé dans le hameau de Cổ Chân, commune de Vân Hà,
district de Ðông Anh, Hanoi, lui est dédié.
En dehors ces héroïnes,
le territoire de Quảng Ninh a d’autres bels exemples dans la
lutte contre le envahisseurs comme les soeurs Nguyệt Thai et
Nguyệt Ðộ, les frères de Trương...
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